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Pseudo: MEHAMLICatégorie: Littérature, poésieDescription:
Du temps né la mort , de l'espoir né la vie.
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Mercredi 13 Août 2008
 
                    UNE NOUVELLE D'ABDELHAMID BENHEDOUGA
 
L'éternité... et le fusil
(Texte recueillis par Mr A.MEHAMLI )
 
    Dans sa cellule, à Alger, Abbas se souvient de la mosquée, vision de Paradis, face au sinistre bidonville. Des guides attendaient, qui lui montrèrent le chemin de la lutte armée et, enfin, de la prison. Le destin , lui avait dit l'émir.
 
   Ce qui m'arrive, à qui le raconter Aux murs... Est-ce qu'ils comprendraient Ils vont éclater, exploser, s'ils découvrent quels tourments on endure ici, quel tourment je subis, moi... Les murs, je le sais, ne peuvent comprendre, s'ils le pouvaient, ils témoigneraient de l'horreur, du comble de l'horreur. C'est avant d'arriver en ce lieu que le criminel est criminel. Ici, il n'y a plus que des victimes. Même les gardiens... sinon, ils refuseraient d'exercer leur affreux métier. L'horreur... seul mot capable d'exprimer la situation. Horreur omniprésente! La littérature, à la poubelle! J'écrirai cette histoire à l'adresse de la prison, où horreur et beauté se confondent.
 
Comment suis-je arrivé ici Venant d'où Je ne sais...
 
Nous étions sept frères et soeurs sept, un chiffre sacré, sacré comme la prison. Mon père et ma mère... un univers rassemblant les contradictions de l'espèce humaine. Notre demeure une baraque de bidonville. En face une mosquée, le paradis dans sa splendeur. Tous les habitants de notre bidonville profitaient de son espace, de sa propreté, de sa pureté. La plupart des fidèles n'avaient qu'un souci jouir de son calme reposant, paradisiaque. Sa vaste cour intérieure était nette, éclatante de blancheur. L'eau, dans le bassin des ablutions, sans cesse renouvelée. Un paradis aux multiples facettes tapis de haute laine, mosaïques, décorations sur les murs, calligraphies du mihrab, magnifique minbar en bois d'ébène. Un paradis dont les gens du quartier avaient besoin en attendant le Paradis de l'autre monde. Je dis avaient... comme si ma présence entre ces murs avait bouleversé le temps et l'espace.
 
Mais c'est bien au passé qu'il faut parler. La mosquée représentait beaucoup plus qu'un lieu de prière et de repos, beaucoup plus que le refuge où je venais réviser mes leçons et préparer mes devoirs. Elle épousait mes rêves et mes fantasmes. Quelle merveille, la voix du muezzin égyptien! Par chance, pour appeler à la prière, notre quartier avait un homme amoureux de la musique égyptienne traditionnelle, surtout des mélodies de Sid Darwich, d'Al Sanbouti et d'Abdelwahab à ses débuts... Naturellement, ce n'était pas Si Abbas, notre muezzin, qui lançait l'appel à la prière, mais ce brave Si Abbas possédait l'art de régler l'appareil électronique de manière à respecter le rêve et réveiller l'espoir, à la différence des muezzins d'autres mosquées dont la voix résonne comme le tonnerre, écorche les oreilles et trouble les esprits.
 
La mosquée était la gloire de notre quartier. Son minaret élevé, élancé, attirait les regards à des kilomètres à la ronde. Dans le ciel le plus proche, les anges du Miséricordieux accueillaient nos rêves, nos invocations, nos supplications à nous, les gens du quartier. Bien sûr, faisait remarquer le cheikh, la laideur de nos baraques offusque ceux qui ne nous connaissent pas, mais nous autres, nous y sommes habitués, nous ne la voyons plus.
 
Enfant, je rêvais du Paradis. A mes yeux, prendre le chemin du Paradis, c'était monter au sommet du minaret, puis s'élever par degrés vers le ciel. Cette ascension me tourmentait. Il eût fallu être oiseau pour prendre de la hauteur! Mais un jour, à un homme du quartier qui l'interrogeait à propos de l'âme, le cheikh avait répondu L'âme est un oiseau tournoyant dans le ciel jusqu'à l'heure prévue. Voyez ces oiseaux perchés sur le minaret, ce sont les âmes des croyants.
 
Dès lors, j'ai su qu'il était facile de monter au ciel. Depuis toujours, ma vie, comme celle de mes camarades et de tous les gens du quartier, était tendue vers le ciel, et la mosquée était la station la plus proche pour entreprendre le voyage...
 
Puis les choses ont changé. On devait transférer les gens dans un nouveau quartier; notre bidonville était appelé à disparaître. Mais les gens n'ont pas été relogés d'un seul coup, ce qui a fait le jeu de la spéculation celui qui obtenait un nouveau logement installait un parent ou un ami dans sa baraque avant de déménager... Ainsi, le bidonville ne disparaissait jamais. Ma famille n'en finissait pas d'attendre son tour. Le sort savait d'avance qui serait l'élu. Certains fonctionnaires de la municipalité, de la daïra et même de la wilaya avaient leurs connaissances, leurs intermédiaires, leurs magouilleurs.
 
Evénements et souvenirs s'emmêlent dans ma tête. Dans cette cellule, on perd la notion du temps. Je ne regrette pas ce que j'ai fait. Je suis prisonnier d'un jugement, prisonnier d'un rêve, prisonnier d'un décret divin qui ne relève pas des hommes. Les murs pourraient-ils le comprendre Je ne pense pas. Je n'ai pas tué une personne, j'ai tué un symbole. Ce que j'ai accompli n'a rien à voir avec un meurtre. Mais les murs sont incapables de comprendre. Le dialogue avec les murs est impossible. Et puis, sur quoi dialoguer Les décrets divins ne souffrent aucune discussion.
 
Je suis un maillon d'une chaîne dont chaque maillon est responsable des autres. Imbéciles! Je ne serai pas le maillon qui casse. L'arme pointée sur moi ne me fait pas peur. Mais ce silence m'étouffe. Je parle tout haut pour m'entendre moi-même. Je suis en vie et je me souviens... Elle avait un regard tellement expressif! Pourquoi la relation charnelle de l'homme et de la femme n'est-elle permise que dans le mariage Pour éviter la confusion des origines, assurait le cheikh. Ne discute pas le précepte de Dieu, disait le guide, accepte-le tel quel... Parmi ses signes, il a créé pour vous, tirées de vous, des épouses pour que vous reposiez près d'elles. Parole du Dieu tout-puissant. Moi, l'épouse auprès de qui je repose, c'est cette cellule!
 
Je sais plus rigoureux sera notre châtiment ici-bas, plus grand sera notre bonheur dans l'au-delà. Hikmet Chahriar, un grand oulema, quand il évoquait l'autre monde, en parlait comme d'une terre où il serait né et où il aurait grandi. Il sanglotait parfois en rappelant les châtiments réservés aux damnés de l'enfer. Chacune de ses paroles exposait en pleine lumière les geôles de la Géhenne ou bien les brandons réduisant en cendres communistes, mécréants, athées, musulmans hésitant à s'engager dans la révolution islamique. Il mettait aussi en évidence le bonheur, la béatitude dont jouissent les moudjahidines afghans, iraniens ou soudanais, ainsi que les jeunes qui, à travers le monde, se préparent aux batailles du djihad. En l'écoutant, la jeunesse arabo-musulmane prenait conscience des réalités de l'autre monde, mesurait l'inconscience et l'impiété qui s'attachent à ce bas-monde. Certains des frères, initiés à ses secrets, disaient de lui il vit à la fois avec nous et avec les premiers chiites qui ont été tués en compagnie de Hussein, au Paradis dans le jardin des guides immortels!
 
Je ne sais pas si cela est vrai. Je me suis efforcé de concentrer mon attention, d'imaginer, mais je n'y ai pas réussi. J'ai l'impression d'en être toujours à la première étape de ma spiritualité. Ah! si je pouvais la dépasser! Je transformerais ma cellule en un jardin du Paradis, avec ses houris, son nectar, ses fruits et ses délices. J'en oublie ma propre personne, la baraque du bidonville et l'émir... l'émir qui disait Quand tu fais feu sur Taghout et Djabarout (1) répète Allah akbar! Ne pense pas à celui que tu vises, pense à Dieu. Tu es un moudjahid. Ceux que tu exécutes ne sont pas des personnes, ils sont Taghout. Ne fléchis pas, ne t'attendris pas... Fais feu, n'écoute ni les cris ni les supplications. Dieu est plus grand que Taghout. Chaque fois que tu abats quelqu'un, tu enlèves une épine sur la voie de l'islam. Ne pense pas à celui que tu exécutes, pense à ceux qui demeurent dans le monde de Taghout!
 
Un jour, je lui ai fait remarquer Et si tous les autres n'étaient pas Taghout - Interroge ta conscience, m'a-t-il répondu. Toi-même, es-tu Taghout ou moudjahid Moudjahid! Alors ils sont Taghout... Ne laisse pas ce genre de questions te trotter dans la tête. Chaque fois qu'elles te viennent à l'esprit, relis la sourate Les Hommes, et les tentations du diable s'éloigneront.
 
Taghout, le fourbe, m'a torturé. Il pensait par la torture! m'arracher les noms des membres du groupe auquel j'appartiens. L'imbécile! Si l'un de vous se fait arrêter, nous disait l'émir, ne fournissez aucun renseignement susceptible de nuire à l'édification de l'Etat islamique. Si, sous la torture, on vous force à donner des noms, dénoncez des membres de la police et de l'armée en les accusant de travailler avec vous en secret. Chaque informateur fournit à son groupe une liste de quelques collaborateurs de la police et de l'armée; seulement les prénoms, afin de semer la confusion dans leurs rangs. Dans la guerre psychologique, c'est une arme redoutable. Justifiez la collaboration des hommes de la police en déclarant que nous leur versons de grosses sommes d'argent. Taghout le croira volontiers, les problèmes de corruption lui étant familiers. Ne lâchez pas ces noms mensongers du premier coup, mais seulement après que Taghout vous aura soumis à une série d'interrogatoires et à la torture. Taghout vous torturera, s'il vous arrête. Ils utilisent des tortionnaires sionistes. Ne croyez pas qu'ils sont contre Israël. Ils sont tous Taghout. Rappelez-vous toujours ceci l'existence de l'homme sur Terre n'a d'autre justification que l'adoration de Dieu; il n'y a pas d'adoration de Dieu en dehors de l'islam, et pas d'islam en dehors d'un Etat islamique.
 
Au moment de tirer, par derrière, sur un athée, il m'est arrivé d'hésiter et s'il n'était pas l'athée ou le communiste que j'ai reçu l'ordre de tuer Un jour, nous avions mené une opération contre les gendarmes. Leur riposte violente a conduit notre groupe à intensifier le feu, et une balle a atteint un enfant sur le balcon d'en face... Je l'ai vu tomber. Témoin de ma tristesse, l'émir m'a dit Tu es un moudjahid, oui ou non Je suis un moudjahid. Le moudjahid ne pense pas, il exécute les ordres de Dieu!
 
Plein de sollicitude, l'émir craignait de nous voir failir au cours des opérations Tirez sur vos ennemis dans le dos, disait-il; en regardant leur visage, vous pourriez fléchir! Il avait une longue expérience et savait conforter les esprits cultivés Mettez-vous bien dans la tête que vous êtes des moudjahidines, des soldats d'Allah! Vous n'avez pas de conscience personnelle. Votre conscience, c'est l'islam, c'est Dieu, c'est votre guide! Si les premiers compagnons - Dieu les bénisse! - au cours des grandes conquêtes, s'étaient posé des questions sur ceux qu'ils tuaient au djihad, l'islam ne se serait jamais répandu à travers le monde. Peut-être les bédouins l'auraient-ils fait disparaître aussitôt après la mort du Prophète - le salut soit sur lui! La conscience de tous ces compagnons moudjahidines était éclairée par la lumière de l'islam. Il n'était pas question pour eux de réfléchir, ni de s'interroger. Le djihad est illumination, il dispense de tout autre éclairage.
 
SON visage était nimbé de lumière. Elle m'était plus chère que le djihad, plus chère que l'illumination. Tout en elle était rayonnant le teint, le regard, le sourire. Le lycée nous avait réunis, le mariage nous a séparés. Son père, bien qu'il n'habitât pas le bidonville, ne roulait pas sur l'or. Le responsable local du Parti a procédé à un véritable enlèvement. Il l'a épousée par intérêt et en usant de son autorité. Elle se préparait à entrer à l'université et elle s'est trouvée prise par le mariage. Un beau soir, a-t-elle raconté, il arrive en 504 noire, accompagné par mon cousin; il apporte une boîte de friandises et un bouquet de fleurs. Tandis que mon cousin cause avec mon père, il demande en vertu de quoi mon père refuserait, puisque c'est à son intervention que nous devons notre logement. Je tente de résister. Ma fille, me dit mon père, comment refuser C'est un responsable du Parti!
 
Le lycée l'a conduite au mariage, et moi... en Afghanisan, puis de fil en aiguille, entre ces quatre murs. Mais ils n'apprendront rien de moi, même s'ils devaient me garder ici mille ans!
 
Je l'aurais volontiers descendu avant d'être conduit ici. Mais l'émir a déclaré Non, nous n'avons pas intérêt à supprimer ce genre d'individus leurs magouilles servent notre cause. Depuis, je ne l'ai pas revue. Son mari lui interdisait de sortir, et je ne l'en blâme pas. La femme n'a pas le droit de se montrer, elle accomplit sa mission à la maison, et non dans la rue. Pourtant son mari, le responsable du Parti, faisait appel aux étudiantes pour trouver des volontaires de la révolution agraire... Pour purifier nos villes de la débauche et de la perversion, disait l'émir, il faudra inonder nos rues du sang des athées et de Taghout!
 
Mais à quoi bon parler, et à qui
 
Le maudit m'a donné un conseil Informe-nous sur tes compagnons et on te jugera avec indulgence au lieu de t'exécuter. Maudit soit-il. Il n'y a pas d'autre jugement que celui de Dieu. Je préfère l'exécution, je préfère le Paradis. J'ai accompli le djihad en vue du Paradis, et pour venger ma jeunesse. Il n'y a pas d'autre jugement que celui de Dieu.
 
Mahmoud, Aïssa, Sadek et moi, quatre moudjahidines enfantés par notre bidonville, formés non seulement par l'école, mais aussi par la mosquée de notre quartier. L'école nous a simplement appris ce qui concerne la vie matérielle.
 
Au début, nous restions à la mosquée depuis la prière de l'après-midi jusqu'à celle du soir, le lundi et le jeudi, jours où nous n'avions pas cours au lycée. On a vu arriver un personnage inconnu il n'était pas du quartier. Il apportait un magnétophone et des cassettes. Nous écoutions la psalmodie du Coran. Le lecteur avait une voix agréable et envoûtante. En l'écoutant, on se sentait saisi par les angoisses de l'enfer. Plus d'une fois, il m'a donné le frisson. La psalmodie n'était pas celle d'un pays arabe c'était une mélodie asiatique, qui donnait aux versets une dimension céleste, à la mesure des espaces lointains et mystérieux. Après la lecture du Coran, il nous faisait écouter une exhortation sur la responsabilité du musulman et sur ce qu'il est advenu de l'islam. Nous avons passé des mois dans ces conditions. Nous étions heureux de tous les habitants du quartier, c'est nous qui avions été choisis.
 
Par la suite, le mystérieux personnage nous a chargés de vendre des cassettes Coran et exhortations. Cette démarche ne portait atteinte ni à notre réputation ni à notre travail scolaire. De plus, nous touchions environ 5 % du prix de vente, ce que nous avons d'abord refusé. Mais le personnage a insisté, allant jusqu'à s'emporter. En réalité, nous avions besoin de cet argent, mais notre morale nous interdisait d'être rétribués pour services rendus à la cause de Dieu. Il a fini par nous convaincre en faisant appel à un hadith du Prophète Le meilleur salaire est celui que vous mérite le Livre.
 
UN an après, ou un peu plus tard, on nous a fait collecter des dons pour la construction de mosquées à travers le pays. Puis nos liens avec le personnage et avec le cheikh de la mosquée se sont renforcés. On nous a alors demandé si nos désirions visiter certains pays islamiques pour connaître la situation des musulmans. A notre demande, le voyage s'est achevé par une période de formation dans une caserne de Peshewar, suivie de notre enrôlement volontaire pour le djihad en Afghanistan. Allah akbar! Nous avons suivi un chemin difficile, avec des moments d'égarement, pour atteindre enfin le chemin de la lumière!
 
L'inspecteur de police, maudit soit-il! a osé dire Vous marchez au suicide sans en être conscients. On vous a abusés, on a exploité votre jeunesse et votre enthousiasme. On vous a engouffrés dans un tunnel sans issue! Maudit soit-il! Si le djihad est un tunnel sans issue, quels sont les tunnels qui débouchent La corruption L'athéisme L'oppression Le djihad est une issue, imbécile! Et un jour tu t'en rendras compte, quand nous purifierons la terre de l'athéisme, de la corruption, de la dépravation et de l'oppression. L'émir le savait bien, lui qui dénonçait les clichés et les slogans des athées S'ils mettent en avant ce bas-monde, opposez-leur l'autre monde; s'ils vous parlent d'une illusion qu'ils appellent la science, parlez-leur du Coran. S'ils font appel à la parole d'un tel, répondez-leur Dieu a dit!...
 
Mais ils sont bouchés comme les murs que j'ai sous les yeux. Le cachot où ils sont enfermés est plus repoussant, plus horrible que cette cellule. Le monde d'ici-bas les aveugle. Ma cellule ne me prive pas de la vision, depuis que la lumière éternelle m'a ouvert les yeux. Non, je ne passerai pas aux aveux. Je ne leur fournirai aucun renseignement. Je ne manifesterai aucun repentir. Les regrets seront pour eux. Ils parlent de nation, nous parlons de religion. Notre religion n'admet aucun compromis. La terre entière nous appartient, et l'autre monde aussi. Laisse-les s'aveugler dans leur égarement. Parole du Dieu tout-puissant.
 
Nous sommes l'éternité, le mystère caché, l'Univers.
 
Inutile de discuter avec eux, disait l'émir. Si vous êtes forcés de les écouter, n'attachez aucune importance à ce qu'ils disent. Vous avez à accomplir le djihad, et non à réfléchir. Là où le destin vous a placés, demeurez fermes. Accomplissez la mission que vous confie le destin!
 
Allah akbar! J'ai à combattre, non à réfléchir. Je détruis, je ne dialogue pas. Ma religion m'interdit toute compromission avec eux. Ce bas-monde qu'ils veulent sauvegarder, je le leur arracherai. Ils ont beau emprisonner mon corps, ils n'emprisonneront pas mon âme. J'ai pour moi l'éternité... et le fusil!
 
 

 

publié par ABDELHAMID BENHEDOUGA dans: années de braises
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