
Kenza (1)
Un jeudi du mois de juillet, à Bouzareah devant l’université des sciences sociales , il faisait beau, la chaleur accablante qui régnait durant ses derniers jours, a été vite adoucie par une vague de fraîcheur inhabituelle, le rues sont vides de passants, des étudiants se précipitent au portail de l’université pour s’informer des résultats des examens de passage , en face une école primaire ou un homme long et corpulent, derrière une table juste devant la porte , s’apprête a distribuer les derniers bulletins aux quelques élèves retardataires, occupés plus par les vacances ,que par les résultats .
Il régnait une ambiance inhabituelle, ou tout semble fini, comme si le temps s’est brusquement arrêté.
Sur les visages des gens ,se lit l’empressement et la précipitation , et J’avait un ardent désir de savoir ce qui se passe dans la tête de ceux, qui circulent de gauche, a droite et dans tous les sens.
La grande place ,située devant l’université est presque déserte, les bruits des bus de transport des étudiants, et les brouhahas en provenance des terrasses des restaurants avoisinants ,ont brusquement disparus laissant place a un atmosphère de silence et d’amertume, seuls quelques commerces sont ouverts en cette période de l’année, c’est les départs en congés.
Sur le boulevard principal de Bouzareah ,Ahmed un jeune homme la trentaine a peine , est attiré par cette femme grande et belle, qui lu fait rappeler sa Nacéra qu’il a quitté depuis des mois sans laisser de trace.
En la voyant, des souvenirs récents envahissent Ahmed, qui se mêlent en lui et s’enchevêtrent, à ce même endroit le passé et le présent ,se croisent et s’adhèrent dans des circonstances étonnantes
Elle descend lentement vers la cité (Russe ) ,en parcourant le long mur crasseux du boulevard ,repères des laisser pour soi ou les graffitis du malaise social et du désespoir sont gravés a jamais ,ces jeunes utilisent les murs comme moyens d’expression , fuyants les tabous et les interdits d’une société archaïque conservatrice ,s’est une manière d’éterniser les souffrances , l’échec scolaire , les privations, les frustrations sexuelles , les revendications politiques , rien ne se perd du marasme social ,tout se transforme en éternels graffitis , vestige de la mémoire collective des jeunes , ou même l’hiéroglyphe ,et les pictogramme ne peuvent rivaliser
Au fur et a mesure que Ahmed avance ,l’écart avec la jeune femme s’amenuise , sa silhouette se métamorphose a la vitesse des martèlements de ses pieds sur le bitume fraîchement refait du trottoir, en s’approchant Ahmed s’aperçoit que le corps vivace et dynamique de (Nacéra) a laissé place a un gabarit fort et consistant , et la démarche sprint et sportive, a une allure lente et synchronisée.
L’hésitation envahit tout son corps, et les battements de son cœur s’accélèrent au point de, l’empêcher de faire marche arrière.
A suivre…….

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