
Kenza (3)
C’est une fille pleine d’espoirs, elle incarnait cette jeunesse Algérienne de l’indépendance, qui rêvait de vivre dans une société prospère et libre, ouverte sur la modernité , et s’est pour ses raisons qu’elle a choisis de suive des études en science de l’information , ou elle pourrait devenir journaliste, rédiger des articles, réaliser des reportages, et rencontrer des gens de différents horizons.
Elle a longtemps galérée, multipliant des emplois précaires et de petits jobs, elle est forte de caractère, jamais elle permettra au désespoir gagner sa vie et empoisonner son existence.
Il semble que la jeune femme est déjà domptée , avant même qu’on lui demande , elle fouille dans son sac à main en skaï noir , entre les crayons traceurs abîmés et les étuis de vernis a moitié pleins , sort un stylo et sur le magazine qu’elle viendra de lui remettre, marque son nom ,et le numéro de téléphone , elle le quitta en jetant un regard étincellent pleins de joies et de promesses ,
Il l’a trouve belle, ces yeux grands et fascinants comme de l’aurore boréale lui coupe le souffle, et d’un sourire qui bourgeonne aux coins de lèvres , lui donne une nouvelle naissance.
Elle s’appelle Kenza …
Après un mois de repos en famille, Ahmed ressent un grand besoin de reprendre le large, la couleur bleue de la mer en la contemplant des hauteurs d’Alger la blanche , comme souhaitent l’appeler ses enfants , le fascine et ressuscite ses rêves , seules les caresses des eaux verdâtres des océans et la brise marine au goût salé embaumant son visage sur le tribord lui procure le bonheur absolu , et lui fait rappeler son destin partagé entre deux vies, et deux aventures ,l’une en terre lieux de la raison et de réflexion, l’autre en mer source d’inspirations et de l’absolu .
Pour rejoindre le siège de son Armateur, s’informer du programme de rotation du mois, et effectuer les différentes formalités d’embarquement, fascicule, carnet de vaccination, et autorisations nécessaires, il fallait faire le raccourci et passer par la place Maurétania.
Le chemin était bondé de groupes d’étudiants rassemblés devant le portail de l’école de commerce le flux des voyageurs en vagues successives ,de la gare de l’Agha mêlés au même moments aux banlieusards pressés des stations routières du port ,constituent une impressionnante marée humaine, qui se déferle sur cette place Ahmed fraya difficilement un passage , et emprunta les escaliers pour descendre vers le grand Boulevard de Tafoura , les pas rapides emporté par un corps léger et souple, lui donne l’impression de voler.
Dans sa pensée défilement ,les images des moments passés en famille en compagnie de sa vieille mère ,qui ne le quitte pas un instant depuis son arrivée ,et les veillées passés avec les copains du quartier ou il habite a des heures tardives de la soirée , tout ses moments envahissent ses pensées et par leurs effets , le mettent dans un état second ,ou les bruits des passants , les klaxons des véhicules, et les manœuvres des trains de marchandise de la gare d’Agha se transforment en une résonance lointaine et somnolente, qui le plonge dans une indolence confortable , C’est l’un des moments ,ou le corps s’efface aux assignations de l’esprit.
A suivre…….
publié par MEHAMLI dans: années de braises