Kenza (6)

Une semaine après, Ahmed décida d’aller la chercher en lui proposant une sortie a Sidi Fredj , l’occasion de mieux comprendre ce qui lui arrive, et la faire sortir du marasme , dont elle se retrouve, depuis des jours.
A chaque sortie ,naissait en lui l’impression d’entamer une étape importante de sa vie ,Il résulte de ce changement un bon état d’esprit, Il se réjouit lorsque il constate l’amélioration de l’état de sa compagne, et s’inquiet en s’apercevant que le chemin est long.
Il a réussit a la convaincre, d’abandonner cette situation de retirée, fuyant la société, en lui expliquant que cette situation ne fait que prolonger son malheur.
Pour atteindre la grande place, de Sidi Fredj, il faut passer devant la discothèque ,,situé juste a l’entrée gauche du port, dans un passage piéton , étroit, couvert de pavée minutieusement posé, les murs fraîchement blanchis a la chaux a l’occasion de l’été ,donne plus d’éclat et de lumière a cet endroit paisible, qui ressemble a une ville typiquement méditerranéenne.
Les gens se baladent sur le quai du port, ils font des allers retours interminables jusqu'au phare.
En passant devant la grande porte en bois de la discothèque, style mauresque, façonnée de formes géométriques et d’arabesque, Kenza accélère le pas, cet endroit lui rappelle des souvenirs douloureux.
Triste et nostalgique à la fois, son visage s’est brusquement métamorphosé, et ses yeux étirés d’une femme ouzbek, versent des larmes abondantes.
C’est une femme épuisée ,écrasée par les frustrations, car dans ce milieu, la femme n’est qu’un corps sans âme ,une masse de chair objet de toutes les convoitises ,et les désirs , elle lance un long soupir, comme si elle veut se libérer de ses souffrances intérieures , et oublier son passé.
Elle n’oublierai jamais , le jour ou Ahmed lui a tendu la main pour l’extirper de son mal être , enfin , il y a une âme sincère qui pense a elle, qui la soulage de ses blessures, depuis sa vie a pris une nouvelle dimension meublé par des rêves d’enfance, réussir dans la vie, et concrétiser des espoirs enfouis depuis longtemps.
Kenza n’attendait que cette occasion qui est venue comme un éclair illuminant l’opacité de ses jours pénibles.
A suivre…….
publié par MEHAMLI dans: années de braises