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Pseudo: MEHAMLICatégorie: Littérature, poésieDescription:
NC" L'optimisme vient de Dieu, le pessimisme est né dans le cerveau de l'homme. " Proverbe soufi
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Mardi 10 Juin 2008
 
 
Kenza (1)
 
  Un jeudi du mois de juillet, à Bouzareah devant l’université des sciences sociales  , il faisait beau, la chaleur accablante qui  régnait   durant ses derniers jours, a été vite adoucie par une vague de fraîcheur inhabituelle, le rues sont vides   de passants, des étudiants se précipitent   au portail de l’université pour s’informer des résultats des examens de passage , en face une école primaire ou un homme long et corpulent, derrière une table juste devant la porte , s’apprête a distribuer les derniers bulletins aux quelques élèves   retardataires, occupés plus par les vacances ,que par les résultats .
 
      Il régnait une ambiance inhabituelle, ou tout semble   fini, comme si le temps s’est   brusquement  arrêté.
      Sur les visages des gens ,se lit l’empressement et la précipitation , et J’avait un ardent désir de savoir ce qui se passe dans   la  tête de ceux, qui circulent de gauche, a droite et dans tous les sens.
 La grande place ,située devant  l’université est presque déserte, les bruits des bus de transport des étudiants, et les brouhahas en provenance des terrasses des restaurants avoisinants ,ont brusquement disparus laissant   place a un  atmosphère de silence et d’amertume, seuls quelques   commerces sont ouverts en cette période de l’année, c’est les départs en congés.
Sur   le  boulevard principal de Bouzareah  ,Ahmed  un jeune homme  la  trentaine a peine , est attiré par cette femme grande  et belle, qui lu fait rappeler sa Nacéra qu’il a quitté depuis des mois sans laisser de trace.
 
   En la voyant,  des souvenirs récents  envahissent Ahmed, qui se mêlent en lui  et s’enchevêtrent, à ce même endroit  le passé et le présent ,se croisent et s’adhèrent dans des circonstances étonnantes 
 
 Elle descend   lentement   vers la cité (Russe ) ,en parcourant      le long mur crasseux du boulevard ,repères des laisser pour soi ou les graffitis du malaise social et du désespoir sont gravés a jamais ,ces jeunes utilisent les murs comme moyens d’expression , fuyants les tabous et les interdits d’une société  archaïque conservatrice ,s’est une manière d’éterniser les   souffrances , l’échec scolaire , les privations, les frustrations sexuelles , les revendications politiques , rien ne se perd du marasme social ,tout se transforme en éternels graffitis , vestige de la mémoire collective des jeunes , ou même l’hiéroglyphe ,et les pictogramme ne peuvent rivaliser 
              
   Au fur et a mesure que Ahmed avance   ,l’écart avec la jeune femme s’amenuise   , sa silhouette  se métamorphose a  la vitesse des martèlements  de ses pieds sur le bitume fraîchement refait   du  trottoir,  en s’approchant Ahmed s’aperçoit que  le corps vivace  et dynamique de (Nacéra) a laissé  place a un gabarit fort et consistant , et la démarche sprint et sportive, a une allure lente et    synchronisée.
 L’hésitation envahit tout son corps, et  les battements de son  cœur s’accélèrent au point de, l’empêcher de faire marche arrière.
 
                                                                                     A suivre…….
publié par MEHAMLI publié dans : années de braises
Mardi 10 Juin 2008
 
Kenza (2)
 
 Soudain, Ahmed sentit comme une voix qui s’élève au fond de son âme ;
 
Allez fonce, Tu t’est jamais adressé a une femme ? rappelle toi de tes performances !  sur le littoral d’Alger ,  ou tu te comportait comme un Pacha au milieu de femmes étincelantes  vertes de jeunesse   , à  tu oublié toutes les pièges tendues aux meufs inexpérimentées   et ton petit carnet rouge bourré  de numéros de téléphone de  charmantes filles de tous les coins..
 
  A ce moment là , Ahmed , repris confiance et  décide de prendre sérieusement les choses en  mains, il a  mis en pratique toutes les techniques du yoga et  de maîtrise de soi , récemment appris dans un bouquin spécialisé , trois profondes  respirations et expirations pour se relaxer et  faire obéir  tout les  muscles qui lui  bloque la respiration et   refusent de lui obtempérer .
Cette rude épreuve  nécessite une concentration ciblée sur le sujet, et une complète mobilisation du système psychomoteur et moral, la maîtrise émotionnel , l’encéphale , les nerfs ,  l’hypothalamus et le  libido , tout ,  car la moindre  hésitation de sa part  deviendra catastrophique et lourdes de conséquences.
 
 Au moment il s’apprête à l’aborder, la jeune femme  s’arrête devant la porte du  magasin de journaux, elle rentre et se dirige vers l’étalage ou sont empilés les journaux et les revues locales et occidentales, et d’un geste bref d’une habituée prend une magazine et deux  journaux,  Ahmed tente l’anticipation  ,car   arrivé a ce stade de l’épreuve, il est impossible de reculer :
 
-Bonjour !
-C’est le magazine TV sat ? 
- Oui ;
- Il y en a de disponible encore    ?
- Malheureusement, c’est le dernier qui reste ;
- Vous pouvez le prendre si vous voulez ! Je peu consulter le programme à partir du journal  d’aujourd’hui ;
 
Ahmed marque un arrêt reprend confiance en lui et s’élança ;
 
- Vous êtes une accro de la télé donc ?
- Pas  trop et puis, y a rien à faire d’autre,
-  effectivement, même la télévision ne  propose pas grande chose ;
- Mais qu’est ce qu’il y a d’intéressant ?  Les bulletins  météo et les spots de pub qui nous terrorisent a chaque instant ?
- Ce que je préfère c’est  les séries égyptiennes, je ne les ratent que rarement , sa reflète soigneusement le quotidien de tous  les jours, les problèmes de société liés aux conflits de  mariage ,  de  divorce  , d’héritage ,  et  de successions  ,
Vous savez !
 Après l’avènement de l’Internet et  des autoroutes de l’information  ,  la société été introverti sur elle , un grand fossé la sépare du monde extérieure , ou l’absence de références   a fait que , le noir et le blanc,  le bien et le mal la modernité et la décadence  s’entremêlent en ne constituant qu’une seule entité ,  car  la société vivait en dehors du temps ,   notre vie était  frappé par le  ralentit et l’immobilisme , la conscience sociale était largement conditionnée par la limite de notre espace physique qui est lui-même jalonné par les tabous .
 On considérait que  les problèmes sociaux liés au chômage , a l’emploi   ,a  l’éclatement de la famille , a l’immigration  sont propre a nous et on ignorait que   les origines  de ces phénomènes dépassent nos  frontières , et  que la mondialisation et le spectre de l’appauvrissement programmés sont déjà  a nos portes . 
 
 La jeune femme enchaîne  :
 
-  En plus  avec l’insécurité galopante  et  les histoires   de viols et d’agressions qu’on rapportent quotidiennement et qui font la une des  journaux, sa donne un fort envie   de rester chez soi, a l’abri des désagréments ;
-Mais qu’est qu’il y a de répugnant dans la réalité de tous les jours ;
- les frustrations  !!
- Après des années de travail, dans l’hôtellerie a l’ouest d’Alger  en qualité    de chargé de la promotion touristique , je me retrouve maintenant  au chômage    , et je  me sens trahis et abandonnée   l’entreprise ou je travaillais à   été cédé a une importante  chaîne Hôtelière multinationale , la nouvelle direction sous couvert des exigences de la rentabilité et de la concurrence, à mis en œuvre un plan de redressement et à licencié la moitié des travailleurs , tous issues des classes sociales défavorisées .
 - Vous savez ,dans la vie il faut savoir s’adapter, pour éviter d’être dévoré   , il faudrait se ressourcer  et aller chercher au plus profond de nous même , les ressources morales qui assurent notre équilibre , pour nous maintenir en  vie.
 
Ahmed reste attentif a la situation de cette femme, armé de  cette faculté d’aller vers les autres, les écouter,  comprendre et partager avec eux des moments de souffrances et de plaisir, le propulse en avant de la scène.
 Il est dans la mesure de tendre la main, de surpasser les contraintes de tous les jours, et  voir la vie autrement.
 La jeune femme en arrangeant  les mèches châtaines de sa longue chevelure derrière son front, marque des signes de consentement.
 
- et qu’est ce que vous faite dans la vie Ahmed ?
- Je suis   marin ;
-Vous êtes bien payé alors.
-Vous savez, les opportunités que me procure ce job sont plus importantes que l’argent. Je suis matelot a la marine marchande, passer l’hiver au canada, ou l’été au sud-est  asiatique est une question de routine , car le temps et le lieu sont deux concept qui ont peu  de signification pour un marin , ma vie est réglé au rythmes des déplacements entre  les  ports d’Alger , Rotterdam , Hambourg ,   Boston ou   Dubaï   , cette situation  me donne l’impression de tourner dans un espace liquide  étranglé par le néant , ou les heures et les minutes ,les jours et les mois  se défilent d’une façon cyclique et vertigineuse  , les déplacements se comptabilisent par saison , un mois en large pour rejoindre les cotes sud de atlantique et la même durée pour regagner le port d’attache .
 
  En parlant, Ahmed a sentit que cette femme  éprouve un sentiment d’admiration et de  stupéfaction , en l’entendant ainsi parler des espaces de bonheur et de liberté, que lui  procurent la mer,  elle qui en  manque  énormément souffre en l’entendant parler et apprendre qu’il existent des gens ,qui peuvent jouir  de liberté, loin des contraintes et les pressions de tout les jours,  visiter des pays, voir des villes et côtoyer des gens de différentes couleurs, et de différentes religions ,tout en étant rémunéré
c’est  une aubaine, qui  n’est pas à la portée de tout le monde.
                                                                             A suivre…….
publié par MEHAMLI publié dans : années de braises
Mardi 10 Juin 2008
Kenza (3)
 
 
     C’est une fille pleine d’espoirs, elle incarnait cette jeunesse Algérienne de l’indépendance, qui rêvait de vivre dans une société prospère et libre, ouverte sur la modernité , et s’est pour ses raisons qu’elle a choisis de suive des études en science de l’information , ou elle pourrait devenir journaliste, rédiger des articles, réaliser des reportages, et rencontrer des gens de différents horizons.
 
Elle a longtemps galérée, multipliant des emplois précaires et de petits jobs, elle est forte de caractère, jamais elle permettra au désespoir gagner sa vie et empoisonner son existence.
       Il semble que la jeune femme est déjà domptée , avant même qu’on lui  demande , elle  fouille dans son sac à main en skaï noir   , entre les crayons traceurs abîmés et  les étuis de vernis a moitié pleins , sort un stylo et sur le magazine qu’elle viendra de lui  remettre, marque son nom ,et le  numéro de téléphone , elle le  quitta en jetant un regard étincellent pleins de joies et de promesses ,
 
   Il l’a trouve belle, ces yeux grands et fascinants comme de l’aurore boréale lui   coupe le souffle, et d’un sourire qui bourgeonne aux coins de lèvres , lui donne une nouvelle naissance.
 
 Elle s’appelle Kenza …
 
     Après un mois de repos en famille, Ahmed ressent un grand besoin de reprendre le large, la couleur bleue  de la mer en la contemplant des hauteurs d’Alger la blanche  , comme souhaitent l’appeler ses enfants , le fascine et ressuscite  ses rêves , seules les caresses des eaux verdâtres des océans  et la brise marine au goût salé  embaumant son  visage  sur le tribord  lui  procure le bonheur absolu , et lui fait rappeler son destin partagé  entre deux vies, et deux aventures ,l’une en terre lieux de la raison et de réflexion, l’autre en mer source d’inspirations et de l’absolu .
 
  Pour  rejoindre le siège de son Armateur,  s’informer du programme de rotation  du mois, et effectuer les différentes formalités d’embarquement,  fascicule, carnet de vaccination, et autorisations nécessaires,  il fallait   faire le raccourci et passer par la place Maurétania.
  Le chemin était bondé de groupes d’étudiants rassemblés devant le portail  de l’école de commerce le flux des  voyageurs en vagues successives  ,de  la gare de l’Agha mêlés  au même moments aux  banlieusards  pressés  des stations routières du port ,constituent une impressionnante marée  humaine, qui se déferle sur cette place                   Ahmed fraya  difficilement un passage , et  emprunta les escaliers pour descendre vers le grand Boulevard de  Tafoura   , les pas rapides emporté par un   corps léger et souple, lui  donne l’impression  de voler.
  Dans sa pensée  défilement  ,les images des moments  passés en famille  en compagnie de sa vieille mère ,qui ne le quitte pas un instant depuis son arrivée  ,et les veillées passés avec les copains du quartier ou il habite a des heures  tardives de la soirée ,   tout ses moments  envahissent ses pensées et  par leurs effets ,  le mettent dans un état second ,ou les bruits des passants , les klaxons des véhicules,  et les manœuvres des trains de marchandise de  la gare d’Agha se transforment en   une résonance lointaine et somnolente, qui le plonge dans une indolence confortable ,  C’est l’un des moments ,ou le corps s’efface aux assignations de l’esprit.
 
                                                                                A suivre…….
publié par MEHAMLI publié dans : années de braises
Mardi 10 Juin 2008
 
Kenza (4)
 
 
    Deux semaines se sont écoulées , depuis que Kenza   est terrée dans sa chambre , elle n’est pas belle a voir , les cheveux ébouriffées , le visage terne laisse présager qu’elle n’a pas connu le sommeil depuis des nuits , négligeant le ménage , les vêtements destinés a la lessive sont entassés derrière la porte de sa chambre abritant toutes sortes de blattes , des toiles d’araignées en forme de stalactites et de demis cercles collés au plafond grisâtre rend l’atmosphère triste et lourd , le téléphone déconnecté    déposé   sous le sommier l’engouffre dans l’isolement total .
 
   Par ses mains fébriles, elle   tenait délicatement sa tête , le col de sa chemise déboutonnée ,laissant apparaître la blancheur de son épaule dressant un tableau surréaliste
 
 
 Il est dix heurs du mat, Ahmed , viens juste de se réveiller  en cette journée de septembre  , allongé sur son lit , le drap froissé entortillé sous ses jambes , le cendrier noircis bourré ,  de  mégots de la veille    dégageant  une odeur époustouflante de la nicotine , son regard resté longuement fixé sur  son portable Nokia, qui refuse de retentir depuis des jours , aucun coup de fil de Kenza , ce silence   l’engloutit davantage et le mis  dans l’embarras et l ’incertitude la plus angoissante .
   Puisqu’il savait que Kenza vient de perdre son job , sur lequel, elle a consentit de grands sacrifices , et édifiée tant d’ espoirs, il   décida  alors de lui rendre visite , pour s’enquérir de ses nouvelles, et trouver une explication a  son absence car        cette situation l’inquiète, d’autant plus que le licenciement de Kenza était imprévisible, il l’avait anéantie, la plongeant dans une existence étriquée brisant l’espoir d’une femme émancipée , rêvant  de liberté.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Son sort le préoccupait davantage , la laisser ainsi sombrer dans le chaos,   livrer a elle-même dans ses conditions difficiles c’est de l’impensable,  car devant des situations pareilles Ahmed se sent inconsciemment concerné, et poussé  par le besoin d’accomplir un devoir humain qui dépasse le stade émotionnel et affectif , le fait de tendre la main a  une personne seule dans le gouffre du désespoir et de l’inconnu  ,lui  procure d’énormes  satisfactions,   en plus il savais que Kenza  a besoin du    soutien et de l’affection nécessaire  ,pour traverser cette rude épreuve.
 
 
 Arrivé au bas de l’immeuble, l’atmosphère est lourd , les volets de sa fenêtre d’habitude  entrouverts , laissant deviner qu’ils sont  fermés depuis des jours  , Ahmed prend l’escalier , l’appartement ou elle habite se trouve au deuxième étage , et  pour arriver  il lui faut traverser un long couloir sombre , ou  le passage est  obstrué par des sacs de poubelles éventrés ,qui dégagent des odeurs nauséabondes ,   la porte d’entrée était déverrouillée comme si elle pressentait son arrivée , il rentre, et là au fond  de  la chambre ,c’est  Kenza qui    l’attend  ,affaissée sur son matelas.
 
  Elle a l’air d’une momie,  les jambes pliées abritant une  tête inclinée, comme attirée par une force vers le bas.
 L’état du  cendrier , laisse penser que la pauvre attendait son arrivée depuis des heures,  et d’un geste lent et frustré de la main,  lui   fait   signe d ‘avancer  ,son air bouleversé l’avait inquiété, elle n’arrive pas a parler lorsque tout d’un coup ,elle s’effondre sur ses bras en sanglot : elle se drogue !
 
Depuis qu’elle a perdu son travail, sa situation financière  c’est considérablement dégradée, elle ne se maquillait plus  et s’habillait  mal, et  le besoin d’argent la mettait  dans une situation étriquée, et puisque elle ne peu dans cette situation refusé de l’aide elle l’accepte dans la dignité.
                                                                                     A suivre…….
publié par MEHAMLI publié dans : années de braises
Mardi 10 Juin 2008
 
Kenza (5)
 
 Le recours a la drogue, a marqué un état de rupture avec le quotidien amère et  douloureux de Kenza, c’est comme si elle se jette dans le   néant  pour fuir les contraintes du  chômage, et les souffrances  de tout les jours ,pour une existence meilleure, elle croyait trouver son salut dans les battonets de Haschisch qu’elle préparait soigneusement, et délicatement a chaque  envie d’évader a la recherche d’une tranquillité qui malheureusement, n’est que chimères.
 
 La nuit lorsque le silence s’installe , et cessent les bruits des passants  ,     seule dans sa chambre, elle  retrouve sa quiétude, et pourra enfin entamer son rituel sacrée ,qui elle seule connaissait  parfaitement ses mystères   , la substance brune, est soumise a l’effet de la chaleur , le temps de se décomposer et par des mouvements lents et concentrées de ses doigts fébriles, l’effrite en le mélangeant du tabac.
 
      Ce   rituel la plonge directement dans  un monde de merveilles ,qui  fertilise l’imagination, et adoucis les ardeurs des sentiments les plus indélébile,  le corps  s’éclipse devant la magie de l’esprit , pour quelques instants  de plaisir inégalé ou le silence est meublé par les sensations les plus fortes , et  les plus étranges .
 
   Ahmed a  appris par le temps, que le quotidien difficile de Kenza et le manque d’argent l’avaient fragilisée , elle  avait ses propres manières de vivre et de  s’offrir du  plaisir  , brusquement  elle se retrouve dans le besoins ,reléguée au stade de la misère ,   autrefois elle improvisait des sorties au front de mer en compagnie de ses copines , au palm beatch a l’ouest d’Alger  ou elle passait les après midi de chaque fin de semaine dans une ambiance conviviales car  auprès de la mer  et parmi ses amies qu’  elle  retrouve son équilibre.
 
    En la quittant Ahmed , a sentit la lourdeur de la responsabilité, et la mission qui l’attend,  dont il n’attendait pas et qui consiste a la faire sortir de cette situation désastreuse , son état l’a bouleversé et l’a sérieusement secoué .
 
   Personne n’est a l’abris des aléas de la vie , dans des situation d’aisance et de bien être on ne   pense que rarement a ceux  qui souffrent ,et qui s’efforcent  a  cacher   leur douleurs ,par dignité et respect pour eux même ,sans  oser  demander de l’aide , on n’éprouve de l’affection au autres      qu’ occasionnellement  suite a un événement qui touche des voisins   ou des amis,   cette compassion est vite dissipée par le temps , ou l’oubli prend le dessus de la mémoire ,et le passé celui du présent .
 
    la fragilité psychologique dont elle se retrouve maintenant , la rend vulnérable a toutes   contraintes extérieures , la condition féminine dans une société archaïque , la rend  fébrile exposée a tout les dangers  , maintenant qu’elle est sans ressources , elle s’est retrouvée    coincée entre l’affreux engrenage  , de la misère et de la drogue ,  et sans aide extérieure , il est difficile pour elle de s’en sortir , depuis,  elle a   perdu ses repères .
 
   Au fil des temps, les liens se sont renforcés, au rythme des jours difficiles que traversait Kenza , l’amitié tissée dans la douleur ne peut contenir les   rivières d’affection qui se débordent et se déversent dans le barrage de l’amour.
 
 N’a-t-on pas dit ,que l’habitude fait arranger les choses, en érodant   les sentiments les plus réticents.
Soudés par les rudes épreuves de la vie, Kenza et Ahmed    ne constituent désormais, qu’un seul être, fortifié telle une citadelle où vient se briser tous les malheurs.
                                                                               a suivre........
publié par MEHAMLI publié dans : années de braises

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